Edito de notre dernier journal

Dénonçons ! Luttons ! Ça suffit !

Exceptionnellement, pour raison du coronavirus et pour la sécurité de tous, notre Grande Assemblée Générale annuelle, n’aura pas lieu cette année. Nous le regrettons et comptons sur votre compréhension.

Les gros dossiers qui nous préoccupent sont évoqués dans ce numéro : KUG, CSG, invalidité…

Cette crise sanitaire nous oblige aussi à changer notre rythme de travail : permanences, accueil téléphonique etc. (lire page ?).

30.000 décès en France du Covid. Nous sommes révoltés par ces milliers de morts, qui n’auraient pas eu lieu si on avait eu les moyens. Ni le chaos, ni la panique, ni le confinement ne seraient survenus si le pays avait disposé des masques, des tests, des respirateurs, des personnels nécessaires et des lits. Des personnels soignants se protégeaient avec des sacs poubelles ! Scandaleux !

Comment le système de soins de la cinquième puissance économique mondiale, bâti grâce à la création de la Sécurité sociale créé en 1945, a pu passer de référence mondiale à cet état de délabrement.

Depuis 50 ans, tous les gouvernements, ont loi après loi, méthodiquement démantelé un système de santé qui avait permis un accroissement de l’espérance de vie et servait de référence au monde entier. Oui, les gouvernements maastrichtiens successifs (Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron) et la Commission européenne qui, depuis des années, attaquent les systèmes de santé publique, nos conquêtes sociales, au nom des dictatoriales directives européennes préconisant la « maîtrise des dépenses de santé ».  Ils devront un jour rendre des comptes aux personnes, aux familles touchées par cette maladie.

Toute notre solidarité aux travailleurs de Halberg Guss, qui se sont battus pour le maintien de leur outil de travail.  Le Land aurait dû exproprier la Neuen Halberg Guss. Comme l’a clamé Oscar Lafontaine :  « Quiconque détruit délibérément les emplois de 1 500 employés, c'est-à-dire exproprie les employés, doit être exproprié lui-même »

Et la Smart, un nouveau carnage industriel dans notre région frontalière. Ces destructions d’entreprises sont la résultante de ce système capitaliste pourri par la spéculation. Là aussi expropriation devrait être le mot d’ordre !

Les grands groupes capitalistes pour engraisser toujours davantage leurs actionnaires dont les dividendes explosent détruisent et délocalisent les usines, jetant les travailleurs par milliers à la rue comme des malpropres, et ceci en toute impunité. Il faut savoir que ces délocalisations sont encouragées par cette Union européenne de malheur. Oui, c’est l’union des loups capitalistes comme l’a dit si bien un syndicaliste grec.

Du jour au lendemain Daimler et consorts décident de délocaliser la Smart en Chine, rompt ces engagements pour assurer la pérennité du site avec la production de la SUV. Une honte ! Elle est belle notre « démocratie ».

Il faut une loi qui interdise les licenciements. C’est cette loi que nous attendons de nos élus qui devrait être votée à l’Assemblée nationale. Tout le reste n’est que du bla bla ! Ils cautionnent le système capitaliste. Des centaines de milliards sont donnés aux banques et aux grands groupes capitalistes et en même temps ils détruisent des milliers d’emplois. A les entendre : « c’est la loi du marché, on ne peut rien y faire ». Si on peut faire quelque chose, s’il y a une volonté politique qui n’est pas à la botte des marchés financiers !

Ça suffit ! Ça ne peut plus continuer ! Les drames sociaux vont continuer s’il n’est pas mis fin avec ce système capitaliste. Comme le dit Jean Ziegler, éminent sociologue suisse, dans son livre*: « ce système ne peut être changé, ni transformé, ni modifié, c’est un système meurtrier, c’est un système cannibale, il faut le supprimer radicalement. »

 

Oui, conformément à nos statuts, aux orientations prises en 1977, lors de la création de notre organisation, nous luttons contre toutes les discriminations dont sont l’objet les travailleurs et retraités frontaliers et dénonçons toutes les politiques qui détruisent nos conquêtes sociales, nos emplois…

Ce n’est que par l’unité de la classe ouvrière en France en Europe, sur un terrain de lutte de classe, oui par la grève générale, que nous les ferons reculer et imposerons une autre société débarrassée de l’exploitation capitaliste.

 

*Jean Ziegler : « Le capitalisme expliqué à ma petite fille en espérant qu’elle en verra la fin »

Consultez les archives
Please reload

© Création CDTFM - 2017

Comité de Défense des Travailleurs Frontaliers de la Moselle

1, rue de la Paix
B.P. 30301
57203 Sarreguemines Cedex

frontaliers logo

03 87 95 53 41

03 87 95 21 32

frontaliers.moselle@cdtfm.fr